SAGESSE ESSENIENNE ET MEDITATION EN MOUVEMENT
Olivier Manitara

Dans cet ouvrage érudit et aussi pratique, Olivier Manitara nous livre un secret qu’il a hérité de la sagesse des Esséniens : le corps est naturellement créateur d’énergies. Non pas seulement d’énergie physique mais également de forces spirituelles qui exercent une profonde influence sur la vie et la destinée de chacun. En plaçant le corps dans certaines postures on lui permet de se libérer d’énergies malsaines, de s’auto-guérir et d’accéder à une conscience supérieure.
La méditation en mouvements permet de réinvestir son corps et de reprendre sa vie en mains tout en découvrant de nouvelles sensations et de nouvelles possibilités en soi et autour de soi.
C’est une méthode dynamique qui permet d’engendrer efficacement une énergie positive à travers le corps. Présentés dans ce livre grâce à des dizaines d’illustrations détaillées, ces exercices sont accessibles à tous.

Introduction
Vivre avec poésie et philosophie
La voie de la liberté
Le royaume idéal
Les quatre méthodes pour augmenter l’énergie
L’origine des pertes d’énergie
L’entrée dans la réalité
L’éveil de la conscience et de la vie
Le sens du sacré
La salutation-consécration à la Terre-Mère et au soleil
L’appel des anges dans le quotidien
S’éveiller à la profonde réalité de l’énergie
qui nous entoure et nous habite
La préparation à la pratique
Prendre soin de soi
La tradition Essénienne d’Hénoch sur le monde angélique
La hiérarchie angélique, fondement d’une morale vivante
La méditation en mouvements
La transmission de l’énergie-lumière

La méditation en mouvements est avant tout dynamique. Elle utilise les techniques d’éveil, d’observation de soi, de concentration-détente et d’union mystique classique de la méditation, mais en plus elle utilise le corps comme un instrument d’éveil, comme un rappel et elle se sert du mouvement et de l’énergie comme un art supérieur de créativité et d’entrée dans l’immobilité sacrée, le lieu du silence et de l’action harmonieuse, musicale. Mélanger le mouvement et l’immobilité, l’activité et le repos absolu, la vie et l’esprit, l’être et le non-être, le manifesté et le non-manifesté, c’est le but, la clé.
Le silence permet l’observation objective, le détachement, le lâcher prise, alors que le mouvement ancré dans le feu de l’action engendre la vie et permet de ne pas sombrer dans la rêverie, les fantasmes, le sommeil, l’hypnose, la robotisation.
De l’union de ces deux activités essentielles naît le miracle indescriptible d’un état de conscience supérieur qui rend possible la manifestation d’une énergie rare.
Les mouvements doivent être faits avec conscience, concentration, justesse et en même temps l’esprit doit être en éveil, présent, observateur, neutre. L’énergie doit être calme, douce, coulante, naturelle. Le corps accomplit le mouvement et l’esprit observe de l’intérieur, il écoute avec profondeur la qualité du silence, de l’énergie. Il y a l’énergie physique qui permet de bouger le corps, mais il y a aussi les champs magnétiques qui entourent le corps : les désirs, la volonté, les images oniriques, les pensées. L’esprit doit s’éveiller dans toutes ces énergies et les observer, les rendre présentes pendant les mouvements et les exercices. C’est une purification des profondeurs. Aucun jugement ne doit être émis, il s’agit juste d’une observation. Il faut observer aussi les énergies supérieures qui viennent de l’enseignement et de la nature vivante et qui sont attirées dans le corps et dans le moi né de la terre par les mouvements et exercices.
Pratiquer les mouvements, c’est placer le corps dans un champ de vie sacré et lumineux.
Il est tout à fait naturel qu’il y ait dans le corps des désirs, des volontés, des images oniriques, des émotions, des pensées. C’est dans la nature des choses. La méditation en mouvement permet de s’en apercevoir, d’en prendre conscience, de les faire sortir, de se nettoyer, de s’aérer et d’arriver à s’élever vers l’esprit, vers la conscience supérieure de soi que le moi fabriqué peut parasiter. L’esprit n’est pas le corps, ni l’énergie, ni les désirs, ni les sentiments, ni les pensées ; il fait partie d’eux, il les anime, mais il demeure au-dessus, calme, reposant en lui-même, au-delà et sublime. Etre soi, faire l’expérience pleine et entière de soi, c’est se vivre en tant qu’esprit pur et c’est reconnaître que le corps fait partie de l’esprit. La difficulté réside dans le fait qu’entre le corps et l’esprit se tient le moi fabriqué et c’est cela l’obstacle qu’il faut parvenir à transcender.
Le mouvement protège le corps et la méditation éveille l’esprit. Le corps agit dans une énergie positive qui l’unit de nouveau avec l’énergie primordiale de la nature vivante. L’esprit se libère de l’emprise du moi fabriqué en entrant dans une réceptivité plus large que de simples préoccupations égoïstes et éphémères. Ainsi, le corps et l’esprit sont libérés de l’emprise du moi fabriqué.
Une énergie positive est attirée et cultivée qui éveille l’esprit. Cela se produit au bout d’un certain temps de pratique. Une lucidité entre dans l’esprit qui devient lumineux, transparent. Il peut observer le moi terrestre, ses pensées, ses images oniriques, ses désirs. Il devient celui qui voit de haut et qui observe. Il ne s’identifie plus au moi fabriqué et devient imperméable aux influences et énergies négatives. Le moi fabriqué se transforme naturellement, il devient un reflet de l’esprit. Cette faculté d’être celui qui observe commence à devenir naturelle et la vie quotidienne devient un nouveau champ d’investigation pour l’esprit. La méditation devient permanente à l’image du mouvement de la vie et l’observation de soi devient une bénédiction, une protection, un éveil, une joie. L’esprit peut de nouveau se manifester et devenir roi en son royaume.
Ces processus sont difficiles à expliquer et la seule façon de les connaître, c’est de les vivre. Au début il est très difficile de s’observer soi-même avec détachement et lucidité. C’est le mouvement qui est la clé car il purifie le psychisme et il accumule une énergie positive dans l’organisme. A force d’entraînement, l’esprit se libère de l’endormissement, il s’éveille et redevient lui-même. Il s’illumine et parvient à observer le moi fabriqué avec lucidité. C’est une observation aimante, dénuée de tout jugement et de toute critique. C’est une observation qui renforce la conscience et qui guérit. Elle fait naître la lumière, elle transforme la vie, elle renforce le vrai, le bon, le juste. Elle est patiente et calme. Si une énergie profondément négative est placée dans le champ de l’observation, l’esprit est tout à fait capable de la regarder sans jugement, sans à priori et de l’approfondir jusqu’à la conduire vers la connaissance. Le préjugé est un ennemi du véritable savoir et il y a dans la connaissance spirituelle une lumière qui donne du sens, libère et conduit tout vers la beauté et le renouveau.
Au début il est très difficile de parvenir à s’observer soi-même. Il suffit simplement de le vouloir et d’être conscient des mouvements du corps. Observer le corps, c’est déjà renforcer la présence de l’esprit. Ensuite l’énergie apparaît, puis les désirs, les états d’âme qui sont liés à l’espace intérieur, les images oniriques et les pensées. Lorsque l’esprit parvient à observer les pensées, c’est l’annonce qu’un grand pas a été franchi. A partir de là, l’observation et le rappel à soi peuvent s’étendre à la vie quotidienne. J’appelle cette étape l’entrée dans le monde magique car c’est tout un nouveau monde qui apparaît pour celui qui est suffisamment sensible.
Le miracle se produit lorsque l’esprit devient capable d’observer l’observateur lui-même. Le pratiquant est alors traversé par une lumière diamant, par une transparence mystique et il découvre la conscience supérieure commune à toutes les créatures du monde. C’est là un degré élevé de pratique.
Celui qui parvient à observer le monde à partir de cette conscience supérieure comprendra beaucoup de choses sur les mystères de la vie. Des forces, des intelligences, des énergies viendront en lui pour instaurer un nouveau monde, une nouvelle terre et un nouveau ciel.
Ce sont là des expériences intimes et sacrées qui donnent à chaque chose de la vie un sens profond.
En fait, le monde n’émerge pas du chaos, mais d’un ordre harmonieux et d’une intelligence sublime. Le chaos réside dans la vie intérieure de l’homme qui a perdu son sens intime. Les exercices de la méditation en mouvement font apparaître l’espace intérieur de l’homme et l’anarchie qui y règne. Ce désordre est évacué naturellement et progressivement pour être remplacé par l’harmonie et le sens.
La force de ces exercices réside dans le fait que tout le monde peut les pratiquer car au début seul le corps est mis à contribution. L’exercice porte en lui-même sa propre énergie qui nettoie, libère, harmonise et éveille le meilleur de l’esprit. Ainsi, l’échec est impossible car la force est dans le mouvement. L’échec peut simplement consister dans le fait de ne pas pratiquer, mais c’est un choix et pas un échec.
Par la pratique, l’énergie positive s’accumule et l’esprit s’éveille pour créer l’harmonie intérieure. D’une telle harmonie naissent tous les bienfaits de la vie.
L’observation consciente, attentive et aimante de soi est la clé indescriptible de la pureté, de la connaissance, de l’harmonie et de tous les mystères de la vie à partir du moment où elle est pratiquée sans aucun préjugé et jugement.