Une approche globale, corps, âme, esprit
Olivier Manitara

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Véritable thérapie essénienne, le lâcher-prise s’adresse à tous les niveaux de conscience : spirituel, mental, émotionnel, physique.
• Le lâcher-prise spirituel : l’art de se défaire de l’égo pour accéder à la
conscience divine au quotidien, dans la sérénité retrouvée.
• Le lâcher-prise mental : se défaire des pensées négatives, utiliser la
pensée comme un instrument positif effi cace.
• Le lâcher-prise émotionnel : délivre des émotions empoisonnées pour
s’ouvrir à l’amour, à l’harmonie.
• Le lâcher-prise physique : libérer notre corps d’énergies anciennes
pour entrer de plain-pied dans la beauté de l’instant présent.
Cette méthode unique de lâcher-prise s’appuie sur la connaissance
traditionnelle essénienne.
Des outils simples, efficaces, accessibles à tous : méditations, mantras,
mouvements thérapeutiques…
Essénien dans l’âme, Olivier Manitara enseigne le lâcher-prise
depuis plus de 15 ans.
Il anime des séminaires, des conférences dans le monde entier.
Reconnu «Messager actif de la Paix» par l’Unesco,
il participe aussi à la «Meditation Room» de l’ONU.
Multi-créateur d’entreprises, il apporte des solutions originales,
pratiques, vécues, à tous les niveaux.

Introduction
S’asseoir sur le sol
La magie des quatre éléments
Le yoga le plus ancien du monde
La sublime connaissance de soi
L’entrée sur le chemin intérieur
Le pouvoir de la pensée consciente
La vie pour le Tout
L’origine et l’aboutissement de l’égoïsme
La robe blanche des enfants de la lumière
Le secret de l’enregistrement pour changer sa destinée
Un caillou lancé dans un lac
La méditation
La parole silencieuse
Le secret du lâcher prise
Le lâcher prise
La création du cosmos intérieur
Méditation des ronds dans l’eau
Prendre soin de soi
7 Méditations Esséniennes

L'origine et l'aboutissement de l'egoÏsme
En lisant certains passages des grands livres sacrés des peuples, écrits avec des images, des symboles, des hiéroglyphes, on s’aperçoit très vite que ceux qui les ont rédigés possédaient une conscience du corps d’eau, ils s’adressaient à l’homme intérieur. L’apocalypse du Maître Saint Jean est très révélatrice à ce sujet. La Genèse également où l’on peut découvrir la description de la chute de l’humanité.
Les premiers hommes vivaient dans le paradis de Dieu. Ils étaient un avec Lui. Ensuite, inspirés par un monde inférieur - le serpent qui rampe sur le sol - ils ont tenté l’expérience de goûter à l’arbre de la connaissance de soi ou arbre de la conscience. N’étant pas préparés, le fruit de la conscience les a plongés dans l’obscurité. Ils ne savaient plus qui ils étaient et se sentaient nus. Dieu leur dit alors de descendre sur la terre, dans l’obscurité, pour prendre un corps et parcourir le chemin de l’éveil par le travail et la souffrance. L’humanité quitta ainsi le jardin de lumière. Un ange armé d’une épée en garda l’entrée, empêchant tous ceux qui n’étaient plus aptes d’y pénétrer.
Les dieux restés fidèles cachèrent même l’arbre de la vie éternelle de peur que les humains ne se souviennent qu’ils sont eux aussi des dieux et ne détruisent le monde.
Je voudrais montrer ici à quel point ce poème inspiré par un savoir authentique se rapproche de la connaissance de soi que l’on peut obtenir en se concentrant sur un lac. Le paradis perdu, le jardin d’Eden représente le soleil et les étoiles, c’est-à-dire le corps de feu. Effectivement, les hommes ont perdu ce corps, cet état de conscience de l’amour sans frontière en goûtant à l’arbre de la conscience se trouvant dans l’air. C’est l’arbre des deux poumons dans le corps physique ; l’arbre de vie étant la colonne vertébrale. N’étant pas prêts pour la prise de conscience, les hommes ont engendré l’égoïsme dans l’air. L’air a été comme pollué d’égoïsme car au lieu de se chercher en haut, les hommes se sont identifiés en bas, le serpent ayant été leur source d’inspiration. Ainsi, les hommes se sont détournés du feu représenté par Dieu qui consume toute obscurité. Préférant l’eau et voyant en elle une image déformée d’eux-mêmes, ils se sont sentis nus et faibles devant le feu car l’eau est changeante et mouvante. Ainsi est né l’égoïsme et, de lui, la soif d’existence personnelle, c’est-à-dire la sagesse du serpent. Enfin, les hommes ont touché le fond du lac pour vivre l’expérience de la terre qui est leur école de vie, le lieu d’où ils peuvent remonter vers le paradis par le travail et l’initiation.
L’homme contemporain en est toujours là. Sa vie est façonnée par une soif d’existence propre. Il possède un corps physique, un ego terrestre, un ego céleste et un corps de feu qui est l’essence de son être, la présence divine, l’être véritable.
Le corps physique est un emprunt à la Terre-Mère. Le moi terrestre est à la fois mortel par transformation, mais aussi immortel par sublimation et idéalisation.
Le moi céleste passe de vie en vie et s’augmente des expériences du moi terrestre et du corps physique. Il grandit en sagesse, en amour et en force jusqu’au jour où il sera capable d’affronter le gardien qui se tient devant la porte du paradis.
Le moi divin est éternel.
Le gardien du paradis représente la vie universelle, la vie pour le Tout. C’est lui qui repousse l’égoïsme limité. Tant que l’homme est dominé par l’ancien serpent de la soif d’existence personnelle, il se voit refuser l’accès du paradis et de la véritable conscience de soi.
L’égoïsme, qui peut être quelque chose de négatif, peut aussi et doit surtout devenir positif. Voilà la clé. C’est le chemin de l’amour.
L’amour est l’intérêt de l’ego. D’abord l’homme s’aime lui-même plus que tout parce qu’il croit être son corps physique. Ensuite il aime un autre être physique jusqu’à se sentir vivre en lui. Son ego et la perception de son être se sont élargis. Un autre peut aller jusqu’à aimer son argent plus que lui-même en étant capable de sacrifier sa vie pour lui. Bien sûr, une telle attitude peut paraître absurde, mais en réalité il est déjà sorti de lui, son amour égoïste s’est élargi.
L’égoïsme est mal considéré parce que chacun sait inconsciemment que par sa faute les hommes ont été chassés du paradis et qu’il est la cause de la souffrance dans le monde. Oui, mais au lieu de le rejeter, il faut l’étudier, alors apparaîtra le trésor de lumière. Aujourd’hui tout le monde parle d’amour, de paix, de fraternité avec une grande hypocrisie car chacun est égoïste et ne pense qu’à soi. C’est encore une poutre dans l’œil.
Il y a une fausse spiritualité pour se donner bonne conscience et masquer l’égoïsme profond. Le piège est d’autant mieux tendu que la source de cet égoïsme n’est ni dans le corps physique ni dans le corps d’eau, mais dans le corps d’air qui se reflète dans l’eau. Ainsi, plus l’homme élargit sa conscience et sa sensibilité, plus il court le risque de s’ouvrir à une sorte d’égoïsme subtil et raffiné. Le bon développement consiste à prendre l’ego comme fondement puis à l’élever d’une juste façon.
Celui qui éveille en lui l’homme intérieur se sent responsable de ses propres pensées vis-à-vis de l’humanité, de la terre et de l’univers.
Il comprend que l’intérêt de la terre, de l’humanité et de Dieu est le même que le sien. Trouver son véritable intérêt, voilà la force qui peut élever l’égoïsme antique jusqu’à la contemplation du jardin de lumière. L’épée de feu du gardien laissera passer celui qui a compris que la vie pour le Tout est son propre intérêt, sa propre responsabilité. Ce ne sont pas là des paroles en l’air : l’intérêt de la terre, de l’humanité et même de Dieu doit devenir une affaire personnelle pour chaque individu et alors le royaume des cieux, la Hiérousalem céleste descendra sur la terre.
Cette prise de conscience individuelle ne peut être réglée par aucun homme politique. Personne ne peut décider à la place d’un autre. Beaucoup d’hommes remarquables ont abandonné leurs intérêts personnels pour l’intérêt général, mais il y avait encore une scission dans leur conscience. Ils avaient le sentiment de se sacrifier. Il ne s’agit absolument pas de cela. La clé est dans l’éveil et le développement qui unissent indissolublement l’intérêt personnel à l’intérêt universel. Ils deviennent un dans une liberté, une harmonie parfaite, sans qu’aucun ne soit lésé.
Je me doute que ces paroles blesseront et feront peur à ceux qui pensent que l’égoïsme doit être supprimé. Mais il n’a jamais été question de supprimer quoi que ce soit, d’ailleurs personne n’y est parvenu. Non, il faut conduire l’ego jusqu’à son plein épanouissement, non pas vers l’inconscience et l’obscurité, mais vers la conscience et la lumière. Nier une réalité, c’est se transformer soi-même en aveugle. L’ego est non seulement une réalité, mais dans son essence il est beau et parfait, il se transforme en outil de la connaissance de soi, c’est-à-dire du moi éternel de tous les êtres.
« En vérité je vous le dis : Je suis en vous
et vous êtes en moi et dans le Père originel
vers lequel je vais, nous sommes un. »
(Parole du Christ).
La vision de l’homme-lac nous montre clairement qu’il y a deux vies en chacun de nous :
- une vie égoïste limitée, l’eau du lac prisonnière du fond du lac ;
- une vie égoïste illimitée, l’eau du lac unie à l’atmosphère et à la lumière.
La première transforme le lac en marécage. L’homme a un sentiment de honte inconscient car il sent que sa vie n’est pas conforme à l’intelligence de la vie. Il sait instinctivement qu’au-dessus de lui s’accumule quelque chose qui le coupe de plus en plus de la vie véritable. C’est le gardien de sa conscience supérieure qui l’empêche de s’approcher du monde spirituel en lui montrant les conséquences désastreuses de ses actes, de ses sentiments, de ses pensées étriquées, repliées sur elles-mêmes, mortes.
La deuxième transforme le lac en un jardin de paradis. Le royaume des cieux s’y reflète, la conscience s’élargit jusqu’à l’infini, rien ne peut plus l’arrêter dans sa croissance. Tout est en ordre, tout est pur, tout est juste et bien.