DIEU LA MERE



Olivier Manitara


 

 

Les monothéismes en place ont toujours parlé de Dieu au masculin, reléguant ainsi la femme et la féminité au rang d’inférieures.

Aujourd’hui, l’émergence d’une spiritualité libérée de toutes contraintes dogmatiques ou religieuses permet à la féminité de reprendre sa vraie place dans la spiritualité.

De plus en plus de femmes cherchent à redécouvrir leur féminité.
L’auteur a exploré le côté féminin de la divinité pour offrir aux femmes un regard neuf sur elles-mêmes et sur le monde.

DIEU LA MERE est un ouvrage novateur. Il envisage la divinité dans son aspect féminin pour permettre à chacun d’entrer en contact avec ce côté méconnu.

Des idées novatrices, des concepts révolutionnaires, et une pratique spirituelle féminine originale.

Pour permettre aux femmes d’aujourd’hui de découvrir ce qui leur a été caché trop longtemps :

Dieu est une Mère, et chaque femme porte en elle la polarité féminine de Dieu.




Vers une société éveillée
Le respect envers la Mère du monde
La nouvelle époque
La pensée est l’âme de la Mère du monde
La beauté appartient aux audacieux
Le génie de la femme
Le chemin héroïque
La haute sagesse de la Mère du monde
La conscience christique
La véritable agri-culture
Les semences de la Mère du monde
Les trois femmes dans la Mère du monde
Le feu de la Mère du monde
La pollution psychique autour de l’homme et de la terre
Le voile de la mort qui recouvre le monde




Devant l’adversité, il est temps de retourner dans les bras de la Mère du monde et de l’honorer. On reconnaît les enfants de la lumière à leur profond amour pour leur Mère et à leur aspiration à travailler en harmonie avec leur Père.

La Mère représente tout ce qui est visible, tout ce qui révèle.

Le Père se tient dans l’invisible, dans l’idée.

La sagesse instinctive qui souffle à l’enfant l’idée de sauter dans les bras de sa Mère pour être sauvé du danger et de s’approcher de son cœur pour trouver la consolation n’est pas éteinte. Cette sagesse est encore là et elle peut nous guider si nous savons l’accueillir humblement, simplement. Tu peux trouver refuge dans la forêt, tu peux te poser sur le sol avec amour et y découvrir un appui sûr et bon. Tu peux sentir la douceur de la Mère t’entourer, te consoler, t’inspirer, te clarifier.

La Mère du monde, la Mère des vivants, la Mère de tous les êtres n’est pas un symbole, mais une réalité sacrée. Son corps est le fondement de toute incarnation.

En ce moment même, tu te poses sur elle et penses en son âme.

Aucun arbre ne peut pousser s’il n’est pas enraciné dans le corps de la Mère du monde. Aucune fleur ne peut parfumer l’atmosphère, aucun oiseau ne peut chanter, aucun sommet ne peut se recouvrir de neige sans l’appui de la Mère.

Honorer la Mère, c’est la reconnaître à travers tout ce qui est. Rien de ce que tu peux voir ne lui est étranger. Celui qui ne perçoit pas la Mère n’aura aucune force dans la vie car les anges l’abandonneront. Il n’aura pas de force pour construire car ce sont les anges de la destruction qui s’empareront de son âme. Quel ange peut vivre dans celui qui n’éprouve aucun respect, aucune gratitude pour la Mère des vivants. L’ange de la sagesse le quitte pour laisser la place à l’absurdité déguisée en intelligence. Qui est le plus sot : l’âne savant ou l’homme qui l’écoute et l’admire ?

Notre admiration ira vers la Mère du monde, vers ses anges et son humanité de lumière. Seuls ceux qui respectent leur Mère sont dignes d’être appelés des humains. Si un âne se met en tête de guider les hommes, la seule chose à faire est de l’en empêcher gentiment. Si tous les hommes suivent l’âne savant, alors sont-ils des hommes ? La magicienne Circée a bien transformé des hommes en pourceaux, alors pourquoi un âne habile, tout droit sorti de l’ENA ou d’une école à fabriquer des politiciens, ne pourrait pas transformer les hommes en ânes ! Cela se voit tous les jours.

On reconnaît un homme dans le respect qu’il éprouve devant la Mère du monde et devant le Père céleste. Honorer la Mère et le Père est le fondement de l’humanité. Cela engendre un état de conscience, un état d’être, un comportement, une façon d’être au monde humaine. Un véritable être humain ne se reconnaît pas à sa forme car malheureusement il y a beaucoup d’ânes déguisés, mais à son âme, à ce qui émane de lui. Honorer la Mère des vivants est avant tout une pratique, une qualité de vie. La conscience doit s’enraciner dans les actes.

De la Mère émane la douceur, l’humilité, la profondeur, la force sereine, le calme, la stabilité, la bonté. D’abord l’enfant grandit en sagesse auprès de sa mère et ensuite il accompagne le père dans le champ de la vie pour acquérir l’esprit personnel et devenir semblable à la lumière cachée du grand esprit.
Devenir un grand esprit est le but de tout homme venant en ce monde. Cela ne signifie pas qu’il faut être connu, mais plutôt être utile à l’œuvre du Père, à sa façon. En s’approchant du Père, l’homme connaît l’épreuve et l’obstacle car il faut se dépasser soi-même pour grandir dans la sagesse du cosmos. Près de la Mère tout n’est que douceur et joie. Préservons la beauté de la Mère du monde et ouvrons les chemins de la sagesse pour la joie de tous les enfants de la lumière.

Ecoutons de nouveau la parole de la Mère et du Père du monde, mettons-nous à leur école, faisons retentir leur enseignement en nos âmes, en nos cœurs, en nos volontés et révélons-le au monde par nos actes. Nous ne choisissons aucun autre guide que la beauté et la joie émanant de la Mère du monde. Nous nous préparerons à l’assaut des anges malades en écoutant la sagesse du Père et en trouvant le remède à leur colère, à leur irritation. Jamais nous ne considérerons un autre homme comme un ennemi. L’ennemi est un ange malade qui vient posséder l’homme. Peut-être est-il irrité du comportement irrespectueux des hommes ? Quoi qu’il en soit, il existe un remède et c’est à la sagesse de le découvrir. Voilà le véritable combat, celui de l’humanité : guérir ce qui est malade. C’est le combat de l’amour et de la sagesse, du Père et de la Mère.

Si le Père et la Mère sont absents, aucune guérison n’est possible, c’est la barbarie démoniaque qui triomphe et l’homme est dépossédé de sa véritable nature, de son authenticité, de son identité. Tu honoreras la Mère et le Père du monde en ne suivant pas et en n’adhérent pas aux opinions de ceux qui n’honorent pas la Mère et le Père du monde. Ce sont justement de telles opinions qui rendent l’humanité malade et qui engendrent toutes les guerres. Tu te préserveras de ces opinions malsaines en ne les laissant pas entrer en toi, mais en regardant au-delà des apparences les énergies qu’elles habitent et véhiculent. Tu ne suivras pas les dirigeants qui n’honorent pas la Mère et le Père du monde et ne les placent pas au-dessus de tout. Ne pas honorer le Père et la Mère du monde est la signature des êtres possédés par les anges malades. Ils se sont mis au service d’intérêts personnels et sont prêts à tout pour réaliser leur but limité. Seul ceux qui se sont mis au service de la Mère et du Père du monde, qui ont abdiqué le faux égoïsme, sont dignes de guider l’humanité. Il faut en être conscient pour ne plus se faire piéger.

Pilate et les grands prêtres ont fait condamner le Christ illégalement. C’était un crime politique. Ils représentent l’état et la religion, mais en fait ils étaient les faux guides, le pouvoir usurpé. Voilà ce que Jésus a voulu démontrer en acceptant de mourir sur la croix pour l’amour de tous les êtres. En cela il était le messie annoncé par les saints prophètes car il venait pour délivrer les âmes de l’esclavage à la bêtise gouvernante.

Aujourd’hui encore cette bêtise déguisée en intelligence triomphe à travers la guerre partout répandue : dans les peuples, dans l’économie, dans les foyers…

La Mère lance un appel à travers l’Ecole de Dieu incarnée sur la terre : elle invite le côté féminin en tous les humains à s’éveiller afin de dire :
Non à la guerre,
Non à la pollution,
Non à la destruction de la terre et de l’humanité.

Elle invite toutes les femmes, tous les hommes éveillés à s’unir au-delà de toute frontière autour de l’Ecole de Dieu pour constituer une force, un organisme à travers lequel elle pourra s’incarner et faire entendre sa voix et agir.

Il ne s’agit pas de proclamer une vérité de plus ou de crier un nouveau mouvement, mais d’incarner le mouvement de la lumière dans tous les mouvements. Ainsi, au lieu de nous séparer, nous pourrons réellement nous unir. C’est le souhait de la Mère, voir tous ses enfants autour de la même table, célébrant la même vie, faisant la fête d’un même cœur, bâtissant un monde avec les matériaux d’une même intelligence.

La Mère du monde a mis dans l’intelligence féminine l’amour de l’humanité et de la terre parce que la femme peut devenir Mère et porter en elle la vie du Père. Ce qui était dans le Père comme un dépôt sacré, comme une tradition, une transmission sainte passe dans la Mère d’une façon cachée. La Mère porte en elle ce cachet, ce secret, cet invisible et elle le rend visible, elle lui donne une forme. Ce corps n’est pas parfait et c’est pourquoi la Mère cherche le secret de la perfection du corps. C’est le sens de l’évolution que de rendre ce corps parfait. Les anges malades veulent s’emparer de ce corps pour en faire une bio-machine. La Mère veut le spiritualiser, le rendre éthérique, divin. Ce conflit donne de la force à la Mère car ce sont les obstacles qui rendent vaillant. L’intelligence féminine s’accomplit en surmontant des obstacles et en allant de l’avant pour protéger son amour. Ainsi elle est au service de la vie supérieure, créatrice. On peut penser à une des plus belles incarnations de la Mère du monde qu’ait connu l’humanité : ISIS. Dans la légende initiatique, Isis triomphe de toutes les épreuves pour ressusciter son mari, pour enfanter son enfant, pour le protéger et reconstituer sa famille, son foyer…

La Mère du monde s’incarne dans toutes les mères afin que toutes les mères deviennent mères de l’humanité. Alors la Mère du monde pourra enfin se manifester et faire entendre sa voix. Tous les hommes dignes de ce nom l’écouteront, l’accueilleront et se mettront au service de l’intelligence qui révèle la beauté supérieure de la vie.

Qu’est-ce que la sagesse de la Mère du monde ? - C’est la beauté en action.

Nous sommes bien loin de cette intelligence qui possède la ruse sournoise de nous faire accepter que des bombes tombent sur des femmes et des enfants.

Il n’y a pas de fatalité, il y a des graines semées qui donnent des fruits. Refusons la fatalité sombre et semons dès aujourd’hui les graines de la Mère et du Père du monde pour prendre en mains notre futur.
Une mère veut le meilleur pour son enfant. Elle ne peut accepter la guerre, la maladie, la pollution, la mauvaise éducation. De même, une femme ne peut accepter d’être violée, d’être fécondée par n’importe quelle semence. La semence qui entre dans le ventre de la femme est celle de la vie, de l’amour, de la sagesse. C’est la semence de Dieu.

La femme et la terre sont une.

Si la terre n’est pas respectée, alors c’est la conscience féminine qui est bafouée. Que penser des tonnes de bombes, des produits chimiques déversés sur la terre ?

De qui est-ce la semence ?

Quelle pensée, quelle intention, quelle âme se tiennent derrière ?

Est-ce de l’amour ou est-ce un outrage, un viol ?

Certains vont répondre à la Mère : « Il y a déjà tellement de femmes battues, violées, outragées que nous n’allons pas nous intéresser à la terre. La femme passe avant la terre. »

En vérité ce que l’on fait à la terre, on le fait aux femmes. Si on respectait réellement la terre de par l’ouverture de la conscience et de la sensibilité adéquate, alors l’intelligence féminine serait respectée. La relation à la terre est la véritable clé et tout le reste suivra.

Depuis 2000 ans on n’a pas compris la parole du Christ : « Les pauvres vous les aurez tout le temps si vous ne vous occupez pas du Christ qui se tient là au milieu de vous. » Les hommes n’ont toujours pas résolu le problème de la pauvreté car ils n’ont pas appliqué l’enseignement du Christ : « Ne donnez pas aux pauvres, mais donnez au Christ. » Enrichissez le Christ, faites-le grandir en vous et autour de vous et la pauvreté disparaîtra de la terre. En donnant aux pauvres comme vous le faites, vous entretenez la pauvreté, en vous et en l’autre.

Donner au Christ ne signifie pas donner à l’église, de même que protéger la terre n’implique pas de voter écologique. Je parle d’éveil de la conscience dans une réalité intérieure plus subtile. C’est un engagement individuel et collectif. C’est une prise de position qui se situe au-delà de toute hypocrisie. Cela ne veut pas dire que donner aux pauvres est négatif. Non, il faut juste être conscient de ce que l’on fait et surtout comprendre l’hypocrisie d’un être qui dit : « Ne nous occupons pas de la Mère du monde, mais aidons les femmes qui souffrent. » Un tel être refuse de voir en face une vérité qui dérange ses petites conceptions de la vie et de lui-même. Il veut se convaincre qu’il est un être exceptionnel et qu’il n’y a rien de plus important et de meilleur que lui. Il est celui qui va aider les femmes, il est le bienfaiteur, mais en réalité il n’aide personne car toutes les énergies qu’il met en mouvement sont englouties dans un gouffre sans fin.

Même un homme honnête qui aspire à vider la mer avec une cuillère est stupide. Sa bonne volonté ne l’aidera pas. Il faut enfin comprendre que l’on n’a pas employé le bon moyen pour éradiquer la pauvreté, la souffrance, la barbarie. Il fallait concentrer tous les moyens sur la Mère, le Père du monde et sur leur enfant roi, la conscience christique. Elle seule peut résoudre tous les problèmes de l’existence. La conscience christique apparaît uniquement dans l’homme qui honore son Père et sa Mère, le ciel et la terre.

Aujourd’hui il est fondamental que la conscience féminine s’éveille dans le Christ, se clarifie et se dresse tel un serpent protecteur : « Non, tu ne toucheras pas à la Terre-Mère ; non, tu ne feras du mal à aucun de ses enfants. »

Tous les enfants de la lumière s’inclineront devant la Mère du monde car sa parole est toute puissante pour le cœur des hommes véritables. Les autres se dresseront tels des serpents moqueurs, avides de destruction. Ils opposeront leurs arguments politiques, leur logique, mais cela ne révèlera que leur faiblesse et leur renoncement à l’humanité.

Eveille-toi en ton cœur : un homme qui ordonne l’assassinat d’un enfant ou d’une femme n’est plus un homme. Il peut dire tout ce qu’il veut, mais la vérité est là. Si Hitler et tous ses partisans avaient gagné la guerre, ils auraient justifié l’assassinat des juifs, des gitans, des témoins de Jéhovah, des théosophes… et personne n’aurait rien dit.

Rien ne peut justifier le meurtre ignoble d’un enfant, d’une femme devant la conscience du cœur et de la Mère du monde.

Celui qui abandonne la Mère du monde, renonce à la présence du lumineux en lui. Tout le sombre est alors possible. Il faut être aveugle pour ne pas voir que seul le lumineux préserve de l’envahissement des ténèbres de la peur.
Hitler disait : « J’ai vu l’homme nouveau et j’ai été effrayé par sa cruauté. » Lui-même était dominé par la peur. Nous sommes loin d’un Christ qui incarne la bonté et qui s’avance seul devant ses juges, acceptant de souffrir pour les autres. Nous retrouvons là l’amour maternel.

Alors que je lui posais une question sur la guerre, la Mère du monde m’a montré le serpent de la peur qui entoure la tête des hommes et les inspire. L’homme qui abandonne son union avec la Mère a peur de quelque chose de métaphysique. Il n’a plus de fondement et il se sent à la merci de la mort. Alors il se bat contre lui-même et finit par se battre contre les autres à cause de la présence de ce serpent qui engendre une peur métaphysique. Cette peur le pousse à se réfugier dans le corps physique et à devenir matérialiste. Plus il entre dans le corps, plus la peur le gagne, elle devient une énergie qui le tourmente et dont il veut se libérer. La Mère du monde m’a montré comment les femmes pouvaient aider les hommes à se libérer de cette tension et de cette peur. C’est l’initiation à la Mère qui transmet cette sagesse. L’amour qu’une mère peut avoir pour ses enfants doit s’étendre sur tous les enfants du monde car il n’existe qu’un seul amour qui se manifeste à travers une multitude de formes.



 
   

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
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