Sa vie, ses inititations, son enseignement, son départ pour le monde divin
Olivier Manitara

Et si la Vierge Marie n’était pas la femme naïve que les religions instituées ont dépeinte ?
Si, bien au contraire, elle était une initiée essénienne, une thérapeute et un authentique maître spirituel ? Que connaît-on réellement de celle que l’histoire appelle la Mère de Dieu ?
Grâce à sa capacité à remonter la mémoire du temps, l’auteur lève un coin du voile...
On découvre alors des scènes totalement inconnues sur sa vie, ses pratiques et expériences spirituelles et on plonge au coeur de son enseignement et de sa vie intérieure.
On aurait tort de considérer cette femme remarquable comme une figure du passé qui n’a plus rien à apporter aux hommes. Si on souffle sur la poussière des superstitions qui la recouvre, on découvrira un joyau capable d’enrichir notre présent.
Introduction
Première partie :
VIE ET ENSEIGNEMENT DE LA VIERGE MARIE
L’acquisition du savoir divin
Le mystère de la poussière qui retourne à la poussière
Quelques pratiques spirituelles de la Vierge
La naissance du Maître Jésus
Tu t’appelleras Marie
Le conflit avec les prêtres esséniens
L’initiation dans le jardin de la fraternité
Marie : une fille d’Isis
La source intérieure
Les soins esséniens, l’amour maternel, l’enfantement du divin dans l’homme
L’enseignement
L’initiation au serpent de la sagesse
La mort de la Vierge Marie
L’univers dans la parole
La pyramide de lumière
Les apparitions de la Vierge
La rencontre avec le dragon du mal
Deuxième partie :
ENSEIGNEMENT DU PERE ETERNEL DE L’EAU : L’ARCHANGE GABRIEL
Les mystères de l’aura et de l’activité divine dans l’homme
Le discernement des deux activités dans l’homme
Le secret de l’enfantement de la lumière
La préparation au sommeil et l’entrée dans le royaume du non-corps
L’initiation à la clarté
Les secrets de la fécondation
Les mystères de l’eau vivante
La consécration à la lumière
Les échanges conscients
Que l’homme devienne une Mère pour la lumière dans l’homme
L’arbre du paradis
La renaissance de l’homme intérieur
Le message de la simplicité : prépare ta maison
La force de l’engagement
L’huître perlière
L’homme dans l’organisme cosmique

CHAPITRE 1 : L’ACQUISITION DU SAVOIR DIVIN
La Vierge Marie était loin d’être la femme un peu simplette qu’une certaine littérature et tradition nous présente. Elle était véritablement un grand Maître spirituel, une thérapeute de l’âme et du corps, une mystique sur le chemin de l’initiation dans les mystères de Dieu.
Dire que Marie était simplement une mère humaine, c’est occulter la sagesse des Esséniens. Marie a baigné dans cette sagesse avant la naissance de son corps physique. C’était elle qui imprégnait le lait qui coulait du sein de sa mère. Marie était une initiée dans une Ecole des mystères, héritière des enseignements de Zoroastre, des pharaons et de Moïse. Alors, bien sûr, il y avait en elle une mère humaine, c’est certain, mais c’était aussi plus que cela.
Dire que Marie était une divinité et en faire une idole, un être irréel, c’est nier l’incarnation du Verbe, de la lumière dans l’humanité. Jésus lui-même s’est proclamé fils de l’homme, pour montrer la nécessité de l’ennoblissement de l’homme. La maternité de Marie est la maternité de toutes les femmes dans tous les peuples. C’est aussi le secret de l’enfantement de la lumière dans l’homme et de la sagesse dans le monde.
Dire que cette maternité vient de Dieu, c’est enlever la part de l’homme et donc nier la possible divinisation de l’homme par l’initiation. Dieu est présent dans la maternité, mais c’est l’homme qui décide s’il va mettre au monde la lumière ou les ténèbres. La Vierge est porteuse d’un message grandiose qui nous renvoie à nous-mêmes, au-delà de la polarité des sexes. Quel est notre rapport avec Dieu et qui mettons-nous au monde à travers nos pensées, nos paroles, nos attitudes, nos actes, notre façon de vivre ?
Les hommes ont mis sur la virginité une conception tellement pauvre, limitée, étriquée qu’elle peut même rendre les hommes malades. La virginité de la Vierge n’a rien à voir avec le sexe, c’est une pureté de l’âme dans ses rapports avec le Divin. Cette pureté concerne aussi bien les hommes que les femmes.
Ce qui est admirable dans la Vierge, ce n’est pas le côté «miraculeux», mais bien la perception de l’accomplissement de la loi sacrée d’une âme qui pendant plusieurs vies a œuvré pour réaliser l’enfantement divin. Elle a conduit jusqu’à la perfection l’enseignement sacré qu’elle avait reçu de sa Mère Isis dans l’enceinte du temple. Nous pouvons contempler à travers la Vierge le fruit du travail d’une Ecole initiatique authentique. Toute âme qui entre sur le chemin de l’initiation à la sagesse peut accomplir une telle œuvre dans son rayon. C’est le but de tout homme venant dans le monde de conduire une œuvre dans la perfection. La Vierge ne doit pas occulter toutes les femmes qui, d’une façon ou d’une autre, se sont engagées sur le chemin du service et du dévouement.
La Vierge aimait à se plonger dans le non savoir, elle cultivait l’amour du mystère sacré. Elle allait se promener dans les collines et, tout en marchant, elle cultivait en elle une autre façon de regarder le monde. Elle faisait cela volontairement, comme un exercice d’éveil. Pour elle, l’œil et tous les sens de perception étaient un sujet d’étude et d’étonnement.
Lorsqu’elle pensait à ses yeux et à la capacité de voir, elle était dans l’émerveillement. Elle se disait : «Comment est-ce possible de voir des images à l’extérieur de soi, de se déplacer et d’aller les toucher ?» Elle était réellement dans l’interrogation profonde et elle demeurait en elle très longtemps. Elle ne se satisfaisait pas des réponses toutes faites, superficielles qui ne répondent à rien, mais qui éteignent le feu des questions dans l’âme. Elle voulait au contraire cultiver ce feu en elle afin de s’unir au mystère, d’être la réponse. Elle voulait vivre intensément avec le Divin qu’elle pressentait derrière toutes les manifestations du monde.
Elle pratiquait des exercices qui nous paraissent enfantins aujourd’hui. Par exemple, elle ouvrait les yeux et regardait consciemment une image, avec intensité. Puis elle fermait les yeux et contemplait le noir dans sa tête. Elle voulait sentir avec son âme comment la lumière entre par les yeux et comment elle se reflète dans la tête, faisant naître la compréhension. Elle comprenait des mystères qu’il est très difficile de traduire. Elle faisait un parallèle entre la lumière et les ténèbres. Par exemple, le grain de blé devait être mis en terre pour pousser et enfanter un épi. Ce qu’elle voyait était alors une semence qui entrait par ses yeux dans sa terre intérieure. De la façon dont cette semence entrait dépendait sa vie future.
Si l’homme ferme les yeux, il est dans le noir. S’il ouvre les yeux, la lumière entre en lui et le féconde. Le noir peut alors s’animer de ce qui l’a touché. Pour les Esséniens, le noir était la grotte, la matrice dans laquelle se déroulait l’initiation à la Mère du monde. La Vierge avait passé les épreuves de cette initiation et cela avait imprégné son âme et nourri sa réflexion. La matrice était le lieu de l’enfantement, de la préparation du corps. Le corps était le véhicule, le réceptacle, l’instrument de l’âme et de l’esprit universel. Elle faisait le rapprochement entre le noir, la grotte, le corps de l’homme, le ventre de la mère… et elle méditait. Pour elle, l’œil était le sexe par lequel la lumière pénétrait pour enfanter l’intelligence, le logos, le Verbe. Le noir dans la tête n’était pas rien.
En même temps qu’elle se concentrait sur l’œil, la lumière et les ténèbres, elle méditait aussi sur le souffle. Elle répétait souvent le mantra essénien : «Tous les mystères de l’univers sont contenus dans le moment qui sépare l’inspir de l’expir.»
Elle méditait en marchant et elle se servait de son corps comme d’un instrument capable de la conduire vers le savoir divin. Elle inspirait et expirait l’air de façon active, pleine d’interrogations. Elle se posait des questions sur l’arbre, la pierre, la montagne qu’elle voyait, sur la relation entre la montagne et elle, entre le soleil, la lumière, le ciel bleu, les couleurs et les formes de la nature. Elle s’efforçait d’unir tout cela en elle, de le percevoir dans son corps, dans son âme.
Elle palpait les sensations qui venaient vers elle comme un paysan qui touche la terre, la regarde, l’émiette pour savoir si elle est bonne. On fait cela avec un melon ou avec un tissu… La Vierge appliquait cette technique avec les images qui entraient dans ses yeux et pénétraient dans sa tête. Avec son souffle, elle imprégnait sa tête de sensations afin de «palper» l’image. En palpant cette image, elle s’efforçait d’en extraire l’information vivante. Puis elle faisait descendre ce savoir à travers le larynx et le manifestait à travers une parole qu’elle rayonnait vers l’image contemplée à l’extérieur. Elle pensait : «A travers la parole vit l’intelligence qui est dans ma tête et que j’ai palpée dans le souffle de vie.»
Pour vivre l’expérience du noir, elle restait plusieurs jours enfermée dans une grotte. Tout son corps s’imprégnait du noir, il devenait un avec la grotte et l’âme pouvait s’éveiller dans la lumière intérieure. Le noir lui faisait dire : «Ce qui vit dans la tête de l’homme, c’est le cosmos tout entier ; c’est quelque chose qui est au-delà des formes, mais qui peut révéler toutes les formes. Ainsi, dans la tête de l’homme, Dieu a placé la capacité de comprendre le cosmos. Ce savoir apparaît lorsque la lumière rencontre le noir et vit en lui.» Aujourd’hui on nous explique que, grâce aux connexions existant dans le cerveau, la lumière qui entre dans tout le système nerveux et les différents sens de l’homme comme les yeux, les oreilles, le toucher… est transformée en informations, en réflexes, en actions. En réalité, on utilise un autre langage que celui de la Vierge et des Esséniens pour expliquer la même réalité.
La Vierge était convaincue que ce qui vit dans le cerveau de l’homme contient la capacité de révéler tout le cosmos et le savoir divin. Mais l’homme peut aussi être conduit dans l’illusion, c’est-à-dire être stérile et mettre au monde les monstres de la lumière trompeuse. Celui qui ne regarde que les surfaces ne voit qu’une partie et la fécondation ne peut pas se faire. Seuls le noir et l’union de la lumière et de la nuit permettent d’acquérir le savoir divin, la connaissance réelle qui enfante la vraie lumière. Cela fait naître une image dans l’image. Jésus a dit : «Le royaume de Dieu viendra lorsque vous mettrez une image dans votre image, une icône dans votre icône.» Il ne faut pas simplement regarder les formes, mais percevoir l’image qui est à l’intérieur et, à travers elle, voir le Père. Alors l’homme peut s’éveiller dans la lumière cachée, la palper par son souffle et s’élever vers l’intelligence qui n’est pas du monde.
Que voit-on à travers l’image d’un panneau publicitaire ? En palpant réellement ce qui vit dans notre cerveau, nous pouvons découvrir une image dans l’image, une intention cachée. Cela n’est pas rien car cette intention féconde notre vie intérieure à notre insu. Elle vit en nous et se développe jusqu’à pouvoir prendre un corps.
C’est parce qu’ils possédaient ce savoir que les Esséniens étaient très vigilants au sujet des images, ils s’en protégeaient. Ils cherchaient à fabriquer l’image de Dieu à l’intérieur d’eux-mêmes. Grâce à cette philosophie vivante, la Vierge a retrouvé l’enseignement qu’elle avait reçu en Egypte sur l’enfantement. La mère accueille dans son corps une semence qui contient l’image de l’homme. Elle forme cette image, la nourrit, lui donne tous les éléments jusqu’à ce que cette image apparaisse dans le monde et s’y manifeste.
Nous sommes dans les grands secrets de la parole créatrice. Le royaume de Dieu est une semence dans la parole de l’homme. La parole que prononce le Père, le fils doit la prononcer à son tour en l’habitant de son amour. Par sa tête et par tous ses sens, l’homme est un intermédiaire entre le Père et le monde car le cosmos vit dans sa tête.
Une montagne est une parole du Père. Si l’homme n’en perçoit que la surface, alors le Père reste invisible, caché. Si l’homme voit le noir dans la montagne et aussi en lui-même, alors il peut s’élever au savoir divin et vivre en lui. C’est ainsi que pensait la Vierge. Elle considérait que dans sa tête vivait le cosmos et que dans sa cage thoracique se manifestaient les énergies de la terre. La terre donne la vie, mais elle conduit aussi vers la mort. Seule la semence l’intéresse. Si l’homme ne porte pas de semence, alors la terre le détruit et le recycle. C’est le sens de la respiration que soulève la cage thoracique. L’oxygène entre dans l’homme, mais c’est le gaz carbonique qui sort de lui. La parole prononcée sur le carbone travaille sur la matière première du monde. Plus tard, les alchimistes retrouveront ce secret des Esséniens et ils feront du carbone la matière première de leur œuvre. Leur interrogation était : comment transformer le charbon en diamant, le plomb en or, la parole mortelle en quelque chose qui ne meurt pas : le Christ. Lorsque l’on dit que le Christ est ressuscité, il s’agit de mystères qui touchent la vie intérieure de chaque homme venant en ce monde. C’est un secret de la pensée, de la respiration et de la parole.
Je donne un exemple : dans notre langage français, si je dis le mot DIEU, qu’est-ce que cela éveille dans notre pensée ? Vous le voyez écrit parce que nous pensons en écriture, mais en réalité, Dieu écrit, cela ne veut rien dire, c’est un concept éteint, une respiration morte. Nous avons des concepts, des pensées sur tout, mais nous n’avons pas mis une image dans l’image, ni fait tout le travail de percevoir ce qui vit dans l’image, de respirer, de palper, de faire sortir du larynx la lumière qui féconde le monde… Nos conceptions ne sont pas l’immaculée conception.
Dans ces exercices, la Vierge ne se contentait pas de faire sortir la lumière à travers son larynx. Elle l’a ensuite conduite à travers le cœur, le ventre, les actes et le corps tout entier. Alors elle a formé un corps de virginité, de diamant, de divinité. Ce corps, on le retrouve dans le mot de quatre lettres : DIEU.
La lettre D, en ancien égyptien, s’écrit en dessinant un drapeau et l’écriture hébraïque a elle aussi repris ce symbole pour exprimer le D. Ce drapeau signifie : la présence du Divin. Un drapeau est quelque chose que l’on plante dans le sol, qui flotte au vent et sur lequel on peut inscrire quelque chose. Ce que Dieu inscrit sur son drapeau, c’est le monde. Tout ce que tu vois est sur le drapeau de Dieu, et donc le Divin est partout. En te concentrant sur la lettre D et en y associant l’image du drapeau, tu formes en toi une idée vivante du Divin, tu commences à le voir à travers ses différentes manifestations, à palper les choses et à les connaître de l’intérieur.
La lettre I représente le soleil dans les hauteurs et le rayon qui descend pour féconder les profondeurs. Si tu t’approches d’un objet dans le monde, ce n’est pas neutre ; il y a une force, une influence qui vient vers toi et te féconde.
La lettre E représente le flux et le reflux de la vie qui entoure la forme. C’est le souffle qui entre et qui sort. Lorsque le souffle est dans le corps, il devient un avec la forme et la vie est individuelle. Lorsqu’il sort, il s’unit de nouveau avec la vie universelle et avec la non forme.
La lettre U représente la profondeur, le calice, le corps physique, l’incarnation, mais aussi les courants de l’involution et de l’évolution. Les profondeurs ne sont pas rien, elles ne sont pas non plus l’aboutissement, mais un moyen d’ouvrir un nouveau chemin à l’esprit.
Nous avons réalisé une interprétation d’un mot grâce à une connaissance intérieure des lettres de l’alphabet français. Pourquoi ce savoir-faire qui conduit l’homme dans la lumière intérieure n’est pas enseigné dans les écoles ? – Parce que les hommes refusent d’appliquer les techniques qui mènent vers le vrai savoir, celui qui enfante la lumière. Ils vénèrent la Vierge Marie, mais ils s’empressent d’occulter sa maîtrise, sa vie, son enseignement. Ils la transforment en une idole abstraite qui n’a plus aucune force. Cela va dans le sens des intérêts qu’ils souhaitent accomplir et de la vie qu’ils veulent mener.
La technique qu’utilisait la Vierge est contenue dans le mot DIEU en français.
D : Le drapeau : elle regardait une forme dans la nature tout en ayant conscience qu’elle était une écriture de Dieu, du Père caché.
I : Le rayon de soleil : elle percevait l’émanation de la forme et la recueillait dans le noir de son cerveau. Elle faisait vivre cette semence dans le noir. Elle était ouverte et sans aucun préjugé.
E : Le souffle de vie : elle donnait forme à ce qui voulait se manifester en elle par son propre corps et sa propre vie.
U : La profondeur : elle faisait descendre l’image conçue jusque dans son propre ventre par l’intermédiaire de sa colonne vertébrale et elle lui donnait un corps. C’était l’enfantement de la lumière.
Lorsqu’elle inspirait, elle chantait le son M et elle le faisait résonner dans sa tête. C’est à travers ce son qu’elle s’efforçait d’éclaircir et de percevoir ce qui vit dans le noir de la tête. Ainsi, elle entrait dans d’autres mondes beaucoup plus subtils et spirituels. Après, elle se concentrait sur l’expir en chantant le son N. Plus tard, les chrétiens ont fait de ces deux sons la parole magique AMEN. Amen était déjà considéré comme une divinité chez les Egyptiens, c’était la parole qui permet de tout réaliser.
Pour la Vierge, la lettre M représentait l’arbre de vie et l’océan de Dieu, alors que la lettre N était l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Le M était chanté sur l’inspiration et le N sur l’expiration, sur le gaz carbonique. Ainsi, c’est l’homme qui faisait entrer dans le monde la mort ou la vie.
L’homme devenait naturellement un agent du mal s’il n’était plus relié avec les idées vivantes, avec le drapeau de Dieu, avec la fécondation d’en haut, avec le souffle de vie et avec la réelle signification de son corps. Alors il entrait lui-même dans la mort de son âme et c’est la mort qu’il mettait au monde.
C’est pourquoi en Egypte seuls les initiés avaient accès à l’écriture sacrée et eux seuls pouvaient prononcer correctement les noms des divinités. Prononcer le nom d’un Dieu, c’est le rendre vivant en soi ou alors le profaner, le polluer. Seule l’immaculée conception est autorisée pour un Dieu.
Moïse a dit : «Tu ne prononceras pas mon nom en vain.» La Vierge a dit : «Tu ne vivras pas en vain.»
Elle a sanctifié le nom de Dieu jusque dans son corps physique afin de mettre au monde la lumière et la vie.
On retrouve des fragments de cette science que pratiquait la Vierge, en Inde, dans le pranayama, l’enseignement de la respiration et la prononciation du mantra AUM.
AUM est un nom de Dieu. Il y a un parallèle entre le AUM de l’Inde, le AMON et ATON des Egyptiens et le AMEN des Esséniens et des chrétiens.
Le son AU, qui en réalité se prononce EU, signifie œil. Les grands Rishis de l’Inde prononçaient œil qui, dans la langue des Esséniens, signifie «l’Etre», la Divinité suprême. Les Rishis de l’Inde prononçaient œil qui, dans la langue des Esséniens, signifie «l’Etre», la Divinité suprême. Les Rishis et leurs disciples prononçaient œil dans la tête et, dans l’expir, ils chantaient le M pour s’unir à l’océan de Dieu. Dans le noir de la tête, ils faisaient naître la lumière qui ne venait pas du monde. Par cette lumière, ils s’unissaient au Divin et communiaient avec lui dans la sagesse. Jésus dira : «Je suis la lumière du monde», «Je ne suis pas du monde.»
La Vierge Marie était réellement un Maître dans cette pratique. Tous les jours, pendant de nombreuses années, elle réalisa ces exercices jusqu’à ce que toutes les pierres, les plantes, les nuages se mettent à lui parler. Elle a retrouvé le langage universel, celui du soleil, celui de l’amour et de la bonté. De ce fait, elle est devenue une grande thérapeute car elle connaissait le secret des plantes, ainsi que celui des sons. Elle savait que les sons étaient vivants et que par eux on pouvait non seulement explorer ses organes internes, mais également modeler notre vie intérieure. Pour elle, le son conduisait l’homme vers l’intérieur et la lumière qu’il rencontrait en lui-même le poussait vers l’extérieur. C’est pourquoi elle a enfanté la lumière. Son corps est devenu la porte ouvrant sur le mystère. Elle était un instrument sur lequel la nature jouait et, derrière la nature, c’était le Divin qui se manifestait. Alors toutes les images devenaient vivantes et intelligentes en Dieu et en l’homme. L’homme lui-même devenait le Verbe, la parole de Dieu, une présence, une écriture du Père sur la terre.