SAINT JEAN L’ESSENIEN

La vie secrête du disciple bien aimé

Olivier Manitara


 

Grâce au « Code Da Vinci », des millions de lecteurs enthousiastes ont pu découvrir qu’il existait une histoire secrète du christianisme, une filiation mystérieuse qui remonte à l’époque de Jésus.

Devant l’immense intérêt porté à ces informations, l’Ecole Essénienne contemporaine a décidé de transmettre certains éléments de la véritable histoire de Jean, le disciple bien-aimé du Christ.

Grâce aux révélations d’Olivier Manitara, on découvre pourquoi Saint-Jean, Marie-Madeleine et Jésus (qui étaient des amis d’enfance) ont marqué l’histoire et comment ils ont créé une filiation secrète ininterrompue jusqu’à nos jours.

Après le départ de Jésus, l’Eglise extérieure fût confiée à Saint-Pierre. Saint-Jean lui, devint le porteur de l’autre visage du Christ, de sa Doctrine secrète. Il fonda une Ecole des mystères à Ephèse avec l’aide de la Mère de Jésus, Marie, la grande initiée essénienne.

L’auteur a accès aux archives intemporelles de la Tradition essénienne ainsi qu’au Cinquième Evangile. C’est ainsi qu’il peut nous proposer ses extraordinaires révélations sur la face cachée du christianisme.




Introduction
Le porteur de ciseaux
Le sacrifice d’un chat
Le mariage avec la lumière
L’autonomie des Esséniens
La rencontre avec un condamné à mort
La vérité vous rendra libre
Les secrets du corps physique
Protège ta maison
Dans une léproserie
Les mystères de la lune et du soleil
Le pèlerin de lumière
Le char de Pharaon
Le plus grand serviteur
Le sang, la chair, et le vouloir de l’homme
Il fit du silence sa maison
Le corps de la parole de Dieu
La mission du Maître Saint-Jean
La mort et la renaissance du Maître Saint-Jean
L’ordre des gardiens de la flamme
L’ordre des vestales et des filles d’Isis
L’individualité et la communauté
Le chemin de la grandeur
L’union avec l’Ange Gardien
Initiation à l’ordre des Vestales
La fête d’amour




« LE MARIAGE AVEC LA LUMIERE »

Alors que le Maître Saint-Jean avait dix neuf ans, on lui avait destiné une épouse et il devait donc en principe se marier. A l’époque, la coutume voulait que ce soient les parents qui décident, pour les femmes, avec qui elles devaient se marier. Il y avait des accords, des négociations et si le prétendant était d’accord, alors le mariage était conclu.

Il était presque entendu que Saint-Jean devait se marier avec une jeune femme qui avait seize ans. Le Maître méditait, réfléchissait car il ne savait pas ce qu’il devait faire : se marier ou pas. C’est alors qu’il pensa à un de ses amis qui cherchait la lumière avec ardeur et qui avait abandonné sa quête et son engagement après s’être marié et avoir fondé une famille. Il savait que ce n’était pas à cause de sa femme, mais qu’une famille apporte de grandes responsabilités et qu’il faut y consacrer beaucoup d’énergies pour la faire vivre.

Le Maître était troublé et il se posait beaucoup de questions. A l’évidence, il était devant un choix déterminant pour son futur et il n’avait pas forcément la réponse qui lui correspondait. Il savait que le futur s’écrit en fonction des décisions que l’on prend et que l’on met en œuvre dans le présent. Plus il y réfléchissait, plus il voyait dans le mariage un chemin qui allait l’orienter vers une vie matérielle qui, d’une façon ou d’une autre, l’accaparerait et le détournerait d’une vie entièrement consacrée à son véritable amour : la lumière. Son cœur lui a donné la réponse et il a décidé de donner la première place à la lumière, d’aller vers elle et de l’avoir pour seule épouse. Il a donc décidé de ne pas se marier.

Le Maître aimait profondément les femmes et il se sentait attiré par elles. Il voyait en elles la beauté, la grâce, le bonheur, la liberté, la spontanéité, mais il était convaincu que de s’unir avec une femme, c’était obligatoirement avoir une famille. A l’époque et pour la société, il était inconcevable de se marier sans avoir d’enfants. C’était très mal vu. Saint-Jean pensait qu’avoir une famille, c’était condenser une certaine énergie pour la faire vivre et que beaucoup d’êtres, à cause de cela, s’éloignent de la beauté, de la liberté, de la spontanéité, de l’amour changeant, instantané. Lui se sentait très lié aux femmes et il avait la capacité de voir le principe féminin en chaque chose. Il adorait particulièrement la douceur et il y avait été très sensible.

Il faut comprendre que le Maître Saint-Jean, même s’il était jeune, n’a pas fait ce choix par égoïsme ou pour fuir les réalités et les devoirs matériels de la vie. Ce n’est pas que fonder une famille était trop de travail, de soucis, de sacrifices, d’engagements. Bien au contraire car le Maître Saint-Jean avait envie de fonder une famille. C’était son engagement envers la lumière et envers la famille de la lumière qui le perturbait. En fait, il s’est aperçu qu’il était déjà marié, qu’il avait déjà une famille à s’occuper, des enfants à élever et à faire grandir dans le monde. Ces enfants, c’était toutes les belles pensées qui étaient venues en lui lors de ses noces avec la lumière.

En traversant cette épreuve du choix de sa vie, Saint-Jean devint plus fort, plus déterminé et surtout, il prit conscience de l’importance de la lumière dans sa vie. Pour lui, elle était réellement vivante, présente, agissante. Il parlait avec elle et avait une intimité comme il l’aurait eue dans des échanges avec une femme et des enfants. Avec le temps, il s’aperçut que son épouse, la lumière, était partout et que sa famille était dans tous les êtres qui avaient une partie de lumière en eux. Il trouva réellement le bonheur et l’extase, la plénitude et l’harmonie dans « son couple » et dans le côté universel de sa famille. Saint-Jean n’était pas un homme qui ne pensait qu’à lui, mais son bonheur était de vivre avec les autres et pour les autres. Très tôt, sa conscience s’est ouverte sur les notions de communauté et d’universalité à une époque où le sectarisme politique et religieux était tout aussi virulent qu’aujourd’hui. Il parvint à se libérer de tout cela et à s’éveiller dans les prémices d’une famille universelle. C’est cet éveil qui a fait qu’il était aussi proche et complice avec le Maître Jésus.

Toute sa vie, Saint-Jean a été fidèle à son épouse et il était toujours prêt à relever tous les défis et à accepter tous les sacrifices pour le triomphe de ses enfants, de sa famille d’âme et de ses idées. Il se conduisit donc comme un véritable Père.

Les seules femmes physiques qu’il a réellement aimées, pas d’un amour charnel, mais par la beauté qu’il pouvait voir en elles, étaient sa mère, la mère de Jésus et Marie-Madeleine.

Il fut fidèle à ses engagements de jeunesse et il consacra toute sa vie à la liberté de pouvoir aimer la lumière, de pouvoir l’exprimer comme il le souhaitait, sans aucun compromis, sans perdre de l’énergie pour organiser ou pour essayer de fabriquer une vie dans la matière avec une famille. Il pensait que la femme elle aussi devait pouvoir se sentir libre d’aimer son Père et sa Mère divine sans se sentir obligée d’organiser les choses et de fabriquer un monde pour permettre une vie familiale. Il pensait qu’à partir du moment où l’on concentrait de l’énergie pour une famille matérielle, on donnait de la force au côté obscur de la vie. Car pour élaborer une famille et tout ce qui va autour, il fallait enlever de la vie en l’homme pour des biens exclusivement terrestres. C’est-à-dire obscurs, poussière qui redevient poussière.
Ces pensées étaient révolutionnaires pour l’époque et le Maître Saint-Jean n’en parlait pas aussi clairement.

Il ne pensait pas qu’il fallait abandonner la vie terrestre et ses obligations, mais qu’il fallait plutôt trouver un juste équilibre. Dans cet équilibre, c’est l’esprit et l’union avec la lumière qui devaient être mis à la première place. Le côté terrestre devait venir ensuite, devait suivre, devait être au service de la lumière. Si ces principes étaient adoptés, alors il était possible de fonder une famille, même dans la matière. C’est ce que faisaient les Esséniens.

Pour Saint-Jean, la femme devait être comme l’homme, aussi libre, avec les mêmes droits. C’était absolument révolutionnaire et même les Esséniens étaient obligés de se cacher à cause de ces idées jugées subversives par l’autorité politique et religieuse.

Il pensait qu’elle devait être libre de pouvoir choisir elle-même son mari et sa vie.

Il pensait également qu’il y avait un mensonge ou une demie-vérité dans les relations qui poussent l’homme et la femme à se rencontrer et à s’unir. L’homme et la femme croient qu’ils vont trouver dans l’autre l’équilibre de leur propre nature et qu’ils pourront combler le manque qui existe en chacun. Pour Saint-Jean, le véritable complément ne s’obtenait pas de cette façon, mais c’était d’être empli par la lumière, par la conscience divine et d’être son instrument, sa parole, ses gestes, d’apporter sa pureté, son royaume et de mettre ses enfants au monde. Bien sûr, être marié n’était pas négatif si le couple était assez fort pour mettre la lumière à la première place.

A chaque fois qu’un jeune homme venait le consulter sur cette question du mariage, il ne conseillait pas de ne pas fonder de famille, il poussait l’être à la réflexion en lui faisant remarquer que pour l’instant il avait le choix et la liberté. Alors, avant de s’engager définitivement, il devait mesurer en pleine conscience l’énergie qui serait disponible en lui pour la lumière et aussi qui serait engagée pour les ténèbres.

En vérité, ni le célibat, ni la vie de famille ne sont lumineux ou ténébreux ; cela dépend de la nature de chaque individu et d’une conscience de soi. Pour certains, le célibat les rendra ténébreux et égoïstes. En se mariant et en ayant des enfants, ils feront une œuvre de lumière et ils trouveront de la force pour la lumière. Pour d’autres, le célibat sera la panacée car ils se consacreront entièrement à Dieu et trouveront un équilibre en Lui.

Je pense pour ma part que ce n’est pas une question de célibat ou de famille, mais de consécration à la lumière et de connaissance de soi.

Ce qui est beau, c’est d’être fidèle à la lumière dans toutes les circonstances de sa vie et de mettre la lumière à la première place.



 
   

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
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